WWW.GRECOMANIA.NET

La passion de la Grèce - Le site francophone le plus complet sur la Grèce

 

Rovies

 

Cette station balnéaire est construite au sein d'une immense oliveraie, entre les montagnes de Kavalaris et de Telethrion, entouré de collines couvertes de pins et de nombreux arbres fruitiers. Les maisons sont très bien agencées et possèdent toutes des jardins fleuris et arborés d'arbres fruitiers.

Rovies s'identifiait à l'ancienne cité d'Oroviai, où, selon la mythologie, se trouvait un lieu de culte dédié à Hercule et à Apollon. Au fil du temps, des tremblements de terre dévastateurs rasèrent la cité antique, entraînant le déplacement de l'agglomération, comme en témoignent les découvertes archéologiques, vers le site de « Paleochori et Hercule ». Il a été reconstruit à son emplacement actuel durant la période byzantine et l'ère de la domination franque, dont un exemple est le Pyrgokastelo vénitien dominant le centre du village.

Le village de Rovies englobe les petits hameaux de Paliochori, Kalamouri, Drimonas ainsi que le célèbre monastère d'Osios David l'Ancien.

Le couvent d'Agia Irine Hrysovallantou, situé dans un cadre magnifique sur la route Limni – Rovies – Edipsos, mérite une visite.

Parmi les autres attractions de la région figurent le monastère de Galataki, les cascades du mont Drimonas, le monument dédié au lieutenant Dimitrios Agiasofitis et bien d'autres encore.

Pour la baignade, nous vous recommandons les plages de sable d'Ampouria, Agioi Apostoloi, Cochyli, Vrysoula et Limni.

 

Une tour médiévale se dresse dans le village. Construite par les Francs au XIIIe s., elle fut ensuite occupée par les Vénitiens, les Turcs et les Grecs. Selon certaines sources, elle fut érigée entre 1255 et 1258 par Guillaume II Villearduin, souverain de la principauté d'Achaïe. À cette époque, le prince était en conflit avec les barons d'Evia, qui revendiquaient la moitié du Terzero del Rio (territoire du nord de l'Eubée), appartenant à son épouse. Après la quatrième croisade et la chute de Constantinople (1204), les Francs occupèrent Evia et divisèrent l'île en trois parties (chacune nommée « terzero », signifiant un tiers). Dans le cas d’Evia, les « Francs » étaient des Lombards originaires de Vérone.

Aux XIVe et XVe s., Rovies, comme le reste de l'île, était sous domination vénitienne. En 1470, Evia fut conquise par les Ottomans et la tour de Rovies, initialement simple tour de guet, devint la demeure du seigneur local. En 1832, le propriétaire turc la vendit au Grec Apostolos Doumas (ainsi que tout le domaine de Rovies). Doumas souhaitait lui donner l'apparence d'une demeure du XIXe siècle et fit construire les bâtiments annexes à la tour principale.

De nouveaux changements survinrent dans les années 1930 lorsqu'un tremblement de terre provoqua l'effondrement d'une partie du mur est. Le propriétaire fit alors consolider l'édifice à l'aide de dalles de béton. Ainsi, aujourd'hui, après des siècles d'entretien et de restauration, la tour est toujours debout, mais elle ne ressemble plus guère à une tour franque du XIIIe siècle.