Les Chevaliers de Rhodes

 

En 1099, les croisés s'emparent de Jérusalem: l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem décide de veiller sur le tombeau du Christ.

En 1291, les moines-soldats sont chassés. Jean de Villiers trouve refuge à Limassol (Chypre) et y installe l'Ordre. Son neveu Foulques poursuit son projet et en 1306 gagne Rhodes. Le 15 août la ville est prise par ruse et les chevaliers s'y maintiendront jusqu'en 1522. Ils disposent d'un pouvoir jamais atteint dans l'ordre religieux: posséder un territoire propre et rester souverains. La royauté et le noblesse d'Europe, adversaires privilégiés de l'Ordre, sont alors muselées. Les chevaliers y sont divisés en 7 nations ou "langues": France, Provence, Auvergne, Aragon, Castille, Italie et Angleterre. Ayant fait voeu de pauvreté et de chasteté, les Chevaliers sont en majorité français comme le seront les Grands Maîtres. Ils s'allient aux Rhodiens pour former une troupe d'élite, construisent une flotte qui s'illustrera dans les batailles navales de Nègrepont et Methoni, et contribuera à la prise de Smyrne et d'Halicarnasse (Izmir et Bodrum). Pendant deux siècles, les Chevaliers lutteront contre l'infidèle, le Turc.

En 1422, les Turco-Mongols de Tamerlan reprennent Smyrne aux croisés. En 1440, les Egyptiens s'emparent de la forteresse de l'île de Kastelorizo, puis bombardent Rhodes. En plus la prise de Constantinople n'est pas de bon augure pour le bastion rhodien.

En 1521, Phillipe Villiers de L'Isle-adam est élu Grand Maître et l'année suivante, Soliman le Magnifique se présente devant Rhodes avec 200.000 hommes. Après une résistance héroïque, cinq mois plus tard, la ville capitule. Soliman accorde la vie sauve aux défenseurs. Le Grand Maître et les 160 Chevaliers survivants quittent Rhodes à jamais le 1er janvier 1523. L'Ordre va errer sur les mers pendant 7 ans et finira par se fixer à Malte où il tentera de se maintenir jusqu'à la Révolution Française.