Paroikia

 

Paroikia (ou Hora), village pittoresque de style cycladique et capitale de l'île, avec ses maisons d'un blanc éblouissant et ses rues à arcades, présente son port et sa grande église byzantine aux regards de ses visiteurs. Il ne faut pas se limiter au port mais entrer dans les ruelles derrière le moulin du quai. La ville moderne est construite sur le site de la ville antique. La colline du kastro est située au sud-ouest du port, à l'emplacement de l'acropole antique dont il a utilisé un grand nombre de marbre encore apparent. Les murailles du kastro vénitien (XIIIe siècle) sont un mélange de colonnes et blocs de marbre provenant d'un grand temple antique situé non loin et dédié à Apollon Pythias et Asclépios. Les fondations du temple archaïque de Déméter sont situés sous l'église d'Agios Konstantinos. Il reste peu de vestiges du kastro.

 

L'église de Panagia Ekatondapyliani tient son surnom d'église "aux cent portes" à une légende et ses nombreuses ouvertures, arcades et fenêtres. De style byzantin très pur avec une architecture et une ornementation très particulières, c'est la seule église non blanchie et couverte de tuiles. Elle est considérée comme un des monuments byzantins les plus importants de Grèce. Son nom réel est Katapoliani (Dormition de la Vierge). C'est un ancien temple du IVème siècle ayant subi de nombreuses modifications. Composée des églises de la Vierge (réplique miniature de la Sainte-Sophie byzantine aux splendides colonnes de marbre parien) et d'Agios Nikolaos, on y trouve des fresques murales, de nombreuses icônes anciennes et un impressionnant baptistère en forme de croix. C’est un des bâtiments paléochrétiens les plus importants de Grèce et une des plus ancienne basilique paléochrétienne de Grèce (fin IVe siècle). La voûte a été refaite au XVIIe siècle sur des colonnes baroques. Notons la petite chapelle, le baptistère et les additions du VIe siècle ayant donné son aspect actuel. A l'emplacement de l'église s'élevait jadis le gymnase antique dont on peut voir des restes de mosaïques sur le sol du baptistère. Dans l'abside, trône le synthrônon, les gradins d'honneur du théâtre antique, où prenaient place les dignitaires de l'église. Dans l'enceinte de l'église, se trouve le musée byzantin et à proximité nous trouvons le musée archéologique.

Le musée byzantin abrite une collection originale d'icônes, d'objets, de vêtements et d'accessoires liturgiques datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Les pièces exposées proviennent de l'église de Katapoliani et des monastères de Paros. Dans la première salle à gauche de l'entrée, ne manquez pas la chasuble épiscopale brodée d'or d'origine russe offerte à l'église au XVIIIe siècle par le Moldave Nikolaos Mavroghénis, prince de Paros.

Le musée, situé derrière l'église de Katapoliani, à côté du collège, recèle de très beaux objets dont certains remontent au IVe millénaire av. J.-C. Parmi les nombreuses sculptures notons la Gorgone (VIe siècle av. J.-C.), située à l'entrée de la salle de droite, ceinte d'un serpent qu'elle tient de la main droite, et, au fond de la même salle, la Victoire ou Nikè, de Paros, prête à prendre son envol (Ve siècle av. J.-C.). La Chronique de Paros (IIIe siècle av. J .-C.) est la pièce maîtresse du musée. Cette plaque de marbre où sont inscrits les principaux événements survenus à Athènes depuis le XVIe siècle av. J.-C. est considérée comme l'un des objets les plus précieux de la Grèce antique. Une grande partie de cette chronique se trouve encore malheureusement à l'Ashmolean Museum d'Oxford.

 

Le cimetière de la ville antique de Paros a couvert une grande superficie sur le front de mer nord et a été utilisé sans interruption du VIIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle après J.-C. Les tombes de la période archaïque sont organisées dans des espaces divisés par des murs verticaux et horizontaux. Au Ve siècle av. J.-C. les enterrements étaient réalisés dans de grandes urnes en marbre ou dans des structures monumentales avec des piédestaux et des stèles funéraires. Durant les périodes hellénistique et romaine, des piédestaux en marbre pour les sarcophages ont été employés. Les fouilles commencèrent en 1983 lors de la construction du centre culturel municipal de Paros, près du port, et continuèrent jusqu'en 1985. Les découvertes prouvèrent que c'était l'un des cimetières les plus importants des Cyclades. Les monuments importants avec des stèles et des sarcophages funéraires ont été reconstitués. Le site de fouille a été organisé en parc archéologique et le soir les tombes romaines, les urnes funéraires et les sarcophages sont illuminés. Des photographies des fouilles et des représentations des enterrements sont montrées dans une vieille construction reconstituée en dehors du site.

 

Nous pouvons aussi y voir quelques fontaines en marbre sculpté du XVIIIe siècle et des demeures à blasons de la même époque, l’église dédié à Agios Konstantinos et située au sommet de la colline ainsi qu'un vieux moulin à vent situé au début de l'embarcadère et abritant l'office du tourisme. Le 15 aout s’y tient une fête avec feux d'artifice et chants de marins sur la mer.

Le monastère d'Agioi Anargyri est situé sur les hauteurs de Parikia.

 

Aegean Wildlife Hospital, hôpital de la faune égéenne, est unique en son genre dans les Cyclades. Il a pour vocation de soigner les animaux sauvages, souvent des oiseaux migrateurs blessés ou épuisés, et de protéger leur habitat naturel. Si vous trouvez un mammifère sauvage blessé, appelez l'hôpital. Faute de moyens, il ne peut pas accueillir les chiens et les chats en détresse.