LAKONIA (Péloponnèse)

Type : Préfecture

Superficie : 3.636 km²

Villes, sites, îles : Agia Kyriaki, Agios Konstantinos, Agoriani, Ai-Dimitris, Alepochori, Alepotrypa, Aloupa Beach, Amyklai, Amyklaios, Amyklès, Aréopoli, Boiai, Caiadas, Chryssapha, Dékouloi, Diros, Dryalos, Egis, Elafonisos, Epidaure Limera, Erimos, Eurotas, Gardenitsa, Gerakas, Geraki, Gerolimenas, Géronthrai, Giotsoli, Glyfada, Gytheion, Hadès, Harakas, Harouda, Ianousso, Ias, Itilo, Kalamakia, Kapsali, Kastania, Kastori, Kato Hora, Kéléfa, Kelmos, Kionia, Kiparissi, Kisternes, Kitta, Kokkala, Kotronas, Kouloumi, Koumaron, Kranaé, Kyparissos, Lacédémone, Lakedaimon, Lagia, Langada, Larysion, Le Magne, Limeni, Limnes, Longanikos, Maïna, Mani, Marathonissi, Matapan, Menelaion, Mesohora, Mézapo, Monemvasia, Mystras, Néapolis, Nomia, Nymfi, Ochia, Oetylon, Oitylo, Palaia Monemvasia, Palaiokastro, Parnon, Passava, Pélékito, Pellana, Phrear tou Inoussou, Pirgos Dirou, Porto Kagio, Psamathos, Pyrgos, Rihia, Sélénitsa, Selinitsa, Sellasie, Sparta, Spelies, Stavri, Taygète, Ténare, Therapne, Tizani, Trenaron, Tsaoussi, Tsimoba, Vamvaka, Vapheio, Vathia, Vlychada, Voitylo, Vresthena, Vrondamas, Zaraka

Thèmes : Histoire

 

Dans le Magne, l'influence crétoise est très nette. De nombreux Maïnotes portent le pantalon bouffant et un "mouchoir" sur la tête, comme les Crétois. Revêtus d'une pelisse, la taille serrée dans de larges ceintures, grands, maigres, la moustache fournie et les sourcils drus, ils font penser à des héros sortis de quelque livre de légendes. Ils diffèrent seulement par leurs danses et leurs chants. Ici, la nécessité d'apaiser la douleur de la mort a donné naissance à une forme unique de poésie populaire, les chants funèbres maïnotes. Il s'agit de véritables poèmes que l'on chante sur la tombe. Ils rappellent les lamentations d'Andromaque à la mort d'Hector ou celles d'Hécube ayant perdu ses enfants, mais aussi les complaintes byzantines.

 

En Laconie, mais aussi en Achaïe et en Arcadie, bon nombre de localités montre le spectacle de maisons abandonnées tandis que d'autres demeures, grandes et flambant neuves, s'élèvent en périphérie dans la campagne. Faute de débouchés, beaucoup d'habitants du Péloponnèse sont partis tenter leur chance aux Etats-Unis et en Allemagne dans les années 1950 et 1960. Depuis 1970 et la fin de la dictature, l'heure est maintenant au retour (chaque famille grecque possède presque toujours un parent vivant à l'étranger).

Après avoir longtemps envoyé de l'argent au pays à leur famille, les émigrants construisent dans leur village natal des bâtisses parfois somptueuses pour y passer leur retraite. Leurs enfants et leurs petits-enfants les suivent rarement, si bien que les jeunes manquent cruellement dans le Péloponnèse, ailleurs qu'à Patras ou Kalamata...

 

Un peu d’histoire : La région est habitée depuis le néolithique (6000-3000 av. J.-C.). Lors de l'implantation des Doriens dans la région vers 1100 av. J.-C., Sparte devient le centre des nouveaux colons. De nouvelles institutions et classes sociales sont créées. Jusqu'à l'époque alexandrine, Sparte et Athènes sont les cités-états les plus puissantes de Grèce. En 146 av. J.-C., la Laconie est soumise par les Romains et à l'époque byzantine, elle constitue une des provinces du "thème" du Péloponnèse et connaît de nombreuses incursions barbares. Au XIIIe s., elle tombe aux mains des Francs, pour revenir à nouveau, en 1262, aux Byzantins qui font de Mistra leur siège en Morée. Deux siècles plus tard, en 1460, les Turcs attaquent la Laconie, qu'ils conquerront définitivement vers le milieu du XVIIe s. La région du Magne conservera une certaine autonomie et des privilèges. La Laconie est libérée en 1828.

 

 

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