MARATHON

 

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Marathon (ou Marathonas) est un village de 2000 habitants, situé à 39 km au nord-est d'Athènes. Son lac artificiel allimente Athènes en eau potable. On y trouve le musée archéologique, le Tumulus et une étonnante miniature d'un temple ionien à la base du barrage.

 

Avis du webmaster : Marathon est un village intéressant pour son histoire et un peu pour ses sites. Sinon rien de spécial. Il n'est pas nécessaire d'y passer la nuit. Paralia Marathonas, la plage de Marathon est située à 3 à 4 km du village. Environs un bus sur deux de et pour Athènes s'y arrête. Se renseigner auprès du chauffeur.

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Un peu d'histoire

En 522 av. J.-C., Darius Ier hérite de la dynastie perse des Achéménides et doit faire face à une grave crise de succession. Ses difficultés ont encouragé les cités grecques d'Asie mineure à rejeter la tutelle perse et les Athéniens ont accourus à leur secours. Débarqué en Asie mineure, ils ont brûlé la ville de Sardes. Vexé, Darius 1er bat les Athéniens près de la rivière Halys, brûle à son tour Milet et déporte ses habitants en Mésopotamie. Il envoie ensuite sa flotte vers la Grèce sous le commandement de son gendre Mardonios mais elle est détruite par une tempête en 492 av. J.-C., non loin du Mont Athos. 300 navires et 20.000 hommes sont portés disparus. Lors de la seconde offensive sous le commandement des généraux Datis et Artapherne, les Perses et leurs alliés les Mèdes, débarquent dans la plaine de Marathon à 35 km d'Athènes. Selon la tradition, les envahisseurs sont 100.000, mais ils n'étaient plus vraisemblablement que 20.000. Ils ne trouvent face à eux que l'armée des citoyens d'Athènes, au nombre de 10.000. Les autres cités grecques ont fait défection, à l'exception de Platées, en Béotie, qui a envoyé un millier d'hommes. Grâce à l'habileté du stratège Miltiade et à leur audace, l'armée athénienne surmonte sa faiblesse numérique de façon quelque peu surprenante : ils chargent les Perses au pas de course et les obligent à rembarquer. Le 13 septembre de l'an 490 avant Jésus-Christ, les Athéniens remportent à Marathon une victoire mémorable sur les Perses.

Selon la tradition, un messager dénommé Philippidès court annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. Il meurt d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course. Il a tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : «Nenikamen» (on écrit parfois «Nenikikame»), ce qui veut dire : «Nous avons gagné». Son souvenir est à l'origine de l'épreuve la plus prestigieuse des Jeux Olympiques de l'ère moderne, le marathon.

Aujourd'hui encore, dans la plaine de Marathon, on honore le tumulus sous lequel reposent 192 soldats athéniens. Sous un autre tumulus reposeraient 6400 Perses. Sans doute s'agit-il des plus anciens cimetières militaires de l'Histoire. La bataille de Marathon marque la fin de la première guerre médique. Bien que de faible importance par les effectifs engagés et la portée militaire, elle a un retentissement moral considérable. La Grèce est sauvée grâce à Athènes et la cité asseoit son hégémonie sur ses voisines en prenant la tête de la confédération de Délos.

 

Le Tumulus des Athéniens (ou de Marathon)

Il fut élevé après la bataille de 490 av. J.-C. pour recevoir les cendres des 192 Athéniens qui furent incinérés à l'endroit même où eut lieu l'affrontement. Des fouilles exécutées en 1890 par la Société archéologique d'Athènes ont permis de retrouver des ossements calcinés d'hommes et d'animaux sacrifiés dans le tumulus ainsi que des tessons de vases du début du Ve s. av. J.-C. En surface, on recueillit des pointes de flèches en silex qui appartinrent aux archers éthiopiens mentionnés par Hérodote. Des stèles de marbre, plantées sur le tumulus, rappelaient les noms des 192 morts athéniens, classés par tribus.

 

Le musée et le tumulus des Platéens

Situé 6 km au Sud du bourg moderne, l'ensemble est compris à l'intérieur d'une vaste enceinte clôturée. Vous vous dirigerez tout d'abord vers l'entrée du musée. Après avoir quitté la grande route, vous passerez devant un hangar sur la droite, abritant un ensemble de sépultures du IIIe millénaire, puis plus loin, vous distinguerez sur la droite le tumulus où furent inhumés les soldats que Platées avait envoyés à Marathon. Le musée rassemble les découvertes faites dans les sépultures de la plaine de Marathon et de ses environs. Dans le hall d'entrée est exposé le moulage d'une statue retrouvée en mer au large de Marathon et celui d'un beau casque de type oriental. Dans la première salle, de la poterie néolithique provenant notamment de la grotte de Pan à l'Ouest du village moderne de Marathon est exposée. Dans la deuxième salle, on voit de la céramique allant de l'Helladique Ancien à la période géométrique (nécropole de Tsépi). Dans la salle suivante sont présentées les trouvailles des deux tumuli principaux (tumulus des Athéniens, ou de Marathon, et tumulus des Platéens), avec de la céramique à figures noires. La quatrième salle renferme de la céramique et des objets provenant surtout de Néa Makri ainsi que quelques reliefs en marbre d'époque classique. La dernière salle, enfin, rassemble divers reliefs et statues funéraires des périodes hellénistique, romaine et byzantine, ainsi que de la verrerie et des lampes. Sous le péristyle entourant le petit jardin se trouvent quelques sculptures et éléments d'architecture, en particulier un fragment du porche d'entrée d'une propriété qu'Hérode Atticus possédait dans la région. Il était encadré de deux statues représentant le philosophe et son épouse et portait une inscription à la gloire de l'harmonie conjugale.

Vous demanderez ensuite à l'un des gardiens du musée de vous accompagner au tumulus des Platéens. On y verra neuf guerriers et un enfant (une estafette abattue par les Perses) reposant au fond de leur tombe.

A 100m environ à droite du musée se trouve une nécropole à quatre tumuli, beaucoup plus ancienne puisqu'elle remonte à l'Helladique Moyen (2000-1580) et à l'époque mycénienne (1580-1100). Cette nécropole, actuellement protégée par un vaste bâtiment mais fermée à la visite, se compose de quatre cercles (l'un est en dehors du hangar et un autre est simplement suggéré par un alignement de pierres). Le tumulus le plus proche de l'entrée comprend la tombe d'un cheval dont le squelette est parfaitement conservé. Plus à gauche, un cercle plus petit abritait une seule tombe de forme oblongue, comme un corridor.